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Printemps 2011. J'entame un voyage de plusieurs mois vers l'Asie en train, avec en poche un appareil photo très bas-de-gamme et ne sachant pas à ce moment que j'en ferais un site web un jour (c'est pourquoi j'ai peu de photos et de notes sur ce parcours).

De la petite gare de Villars les Dombes, à 40 km de Lyon, je pars avec le seul visa russe en poche. J'obtiendrais ensuite les visas au fur et à mesure.

A Vienne, je prends un billet pour Kiev, la capitale de l'Ukraine. Le billet n'est pas encore très bon marché et le voyage sera long dans un vieux train couchette. On m'attribue une cabine 2 places à partager avec un russe, sympa mais sec, qui parle un peu anglais. Dans la nuit, le train s'arrête à la frontière avec l'Ukraine. Et pendant un temps incroyablement long on entend grincer, taper, des bruits métalliques. Le train avance un peu et recule. L'explication : on adapte les roues du train aux rails du réseau russe lequel est plus large de quelques cm que le réseau européen. Et pendant ce temps un douanier ukrainien, petit gabarit, me demande si je ne transporte pas d'armes ! Of course no ! Il me fera confiance et ne fouillera pas mon sac.

Ci-dessus, je fais signe à cette vieille dame ukrainiène et obtient son accord avant de prendre la photo.

Plus haut, la gare de Kiev, capitale de l'Ukraine et ci-dessus une photo du centre ville.

Arrivé à Moscou. J'avais repéré sur Internet un hostel pas trop loin de la gare d'où partir vers l'est : le "transibérian hostel". Il s'agit en fait d'un simple appartement moscovite avec une jeune hôte toute la journée fourrée devant l'ordinateur installé dans le couloir d'entrée. Deux chambres avec des lits superposés, une cuisine, une salle de bain. Ambiance colocation. Des étrangers mais aussi des russes. Je vais y rester une semaine le temps d'obtenir mon visa chinois.

Je monte dans le fameux transibérien, pour un premier tronçon jusqu'à Omsk où je passe une nuit. Puis direction Ulan Ude, proche de la frontière avec la Mongolie. 5 jours de train cumulé de Moscou à Ulan Ude. Cette expérience date de plus de 6 ans et je n'en ai pas un souvenir très précis. J'étais en Platzcart (4ème classe, photo ci-dessus), au confort certes basique mais tout à fait correct et avec une "cheffe de wagon" qui nettoie régulièrement notamment sanitaires et couloirs. Autour de moi dans le compartiment et aussi dans le wagon : uniquement des russes, femmes et hommes plutôt d'un certain âge, ne parlant pas du tout anglais ni bien sûr français. Donc aucun contact verbal possible. Par la fenêtre, si je me souviens bien, une interminable forêt de bouleaux dont les troncs s'alignent presque à portée de main. Puis après la forêt on débouche souvent sur une palissade derrière laquelle se trouve un village de bicoques souvent construites en bois et reliées entre elles par des chemins rarement goudronnés.

Plus haut, les quais de la gare de Omsk. Ci-dessus, le fronton de la gare.

La dernière nuit dans le transibérien, nous approchons du lac Baïkal. Au petit matin les premiers rayons du soleil révèle le vaste lac en contre-bas. Pendant des heures le train va descendre au milieu d'une forêt clairsemée, dévoilant par instant cette grande étendue d'eau éclairée par le soleil doux et rasant. Spectacle magique.

A Ulan Ude, je suis en Bouriatie, région à la culture mongole. Les visages européens se mélangent avec des visages asiatiques. J'obtiens facilement mon visa mongol en quelques jours. Ci-dessous, les quais de la gare d'Ulan Ude, départ pour Ulan Bator un matin pluvieux.

Deux cheffes de wagon, lors d'un arrêt dans une petite gare.

Place centrale d'Ulan Bator. En haut des escaliers on devine la statue de Gengis Khan, considéré comme le père de la nation mongole.

De Ulan Bator à Pekin, je prends un train couchettes tout-à-fait confortable. Je partage mon compartiment avec un canadien qui travaille en Mongolie et prends quelques jours de vacances et une chinoise qui rentre chez elle.

Ci-dessus, la gare de Pékin.

Dans les gares chinoises, on attend le train dans de vastes halls d'accueil et non sur les quais qui sont fermés jusqu'à l'arrivée du train. Pour cette photo, je me suis positionné en premier dans la file d'attente et dès le feu vert de l'employé me suis précipité en bas pour prendre la foule de voyageurs qui descendent l'escalier comme un seul homme.

Devant la gare de Xian.

Devant la gare de Shanghai.

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